Jésus-Lumière-du-Monde
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Marie-Reine-de-la-Paix



11 075, boul. Gouin Ouest
Pierrefonds, Montréal (Québec)
H8Y 1X6

Tél : 514-683-6810
Téléc. : 514-683-6811
Courriel : administration@jesuslumieredumonde.ca

Heures de bureau
Lundi au samedi
9 h 00 – 14 h 00

Inventaire des lieux de culte au Québec

 

Historique

Il était une fois, à l'ouest de Montréal, une jolie petite localité comprise dans le vaste territoire alors connu sous le nom de Ste-Geneviève-de-Pierrefonds. Le 19 février 1914, une Charte provinciale l'incorporait comme municipalité autonome : elle devient la «Ville de Roxboro».

Au début, on comptait peu d'habitants, en majorité des fermiers qui s'échelonnaient surtout dans « Les Sources » . Pendant l'été, des villégiateurs, attirés par le charme de l'endroit et la proximité de la Métropole, venaient passer la belle saison sur les bords de la Rivière des Prairies . Un des pionniers, M. Henri Lavigne, nous dit qu'en 1939 quand sa famille s'établit à Roxboro, il n'y avait que trois maisons sur le Boulevard Gouin : la sienne, celle habitée par M. Oscar Lacroix et qui devint plus tard le premier presbytère, à l'endroit où se trouve actuellement la Banque Laurentienne, et celle de M. Louis Meunier.

Grâce à la ligne du Canadien National qui circulait entre Montréal et Deux-Montagnes, et même
jusqu'ô Grenville pour fins commerciales, les communications furent facilitées. En 1945, M. Joseph
Bigras acheta la Charte et la Ville de Roxboro . Son fils, Roland en devint le deuxième maire . La vente
des terrains s'accéléra ; on les cédait à bon compte, à condition qu'on ait l'intention de construire dans
un avenir rapproché. Messieurs A. Lavigne, P. Raby, Roger Pilon, Claude Renaud, Roger Ouellette et A.
Palomino furent parmi les grands bâtisseurs de la cité. M. J.A. Fortier vendait souvent les matériaux
au prix coûtant et en assurait le transport, favorisant ainsi le développement de la ville. Un certain
plan d'urbanisme existait sans doute, car Mme Mariette Forcier-Kemp se souvient qu'à l'arrivée de
sa famille à Roxboro, en 1949, on avait dû se conformer à un règlement assez stricte . Un contrat de
l'époque stipule que « toutes les constructions devront être peintes en blanc à l'extérieur, excepté
celles de pierre et de brique, et devront être de style bungalow seulement. » On n'acceptait « ni
poulailler, ni étable, ni toit à porc » .

Il fallait du courage à nos pionniers . La ville ne possédait ni aqueduc, ni égouts : chacun devait
creuser puits et fosses septiques . Les travaux d'excavation étaient en grande partie exécutés par M .
J .A. Caron . Sa fille Suzanne, (Mme R . Di Palma) était experte de la pêche à la barbote dans le grand
étang qui était devenu le Centre d'Achat Ste-Gene-viève. Plusieurs se souviennent d'un personnage « légendaire» de cette époque : M . Fred Vienneau, à la fois vidangeur, pompier, policier et gardien de
plage, alternant ces fonctions selon les heures et . . .les besoins. ! Peu à peu, comme la population
croissait, surtout pendant l'été alors que les villégiateurs venaient grossir considérablement les
rangs, on désira avoir une chapelle sur place . M. René Labelle, avec un groupe de citoyens, entre-
prit des démarches en ce sens, et M . Roland Bigras offrit gracieusement un terrain sur le Boulevard
Gouin, coin sud-ouest de Ia 4e Avenue, où se trouve présentement « Homard Plus » . C'est là, qu'après
bien des difficultés surmontées et des pourparlers, on commença à construire . La ville émit le permis
le 25 août 1950 . M . Elio Vincelli fut l'architecte de la chapelle et M . Anselme Lavigne le constructeur.
On nous dit que presque tout le travail se fit bénévolement et les dons arrivaient : blocs de ciment
par la Compagnie O'Connell ; bois, clous et autres matériaux par Messieurs R .A. Fortier et P .E .
Labrosse ; système de chauffage installé par M. Henri Meunier . . . On voulait une première Messe à
Noël ; il fallait donc se hâter de faire un autel . M. Alban Boissonneault se chargea de ce travail qu'il
exécuta dans le garage de M . René Labelle avec le bois offert par M . Labrosse . Tout fut prêt à temps
et en ce Noël 1950 on célébrait la messe de Minuit dans la chapelle dédiée à Marie, Reine-de-la-Paix. Pour rehausser la cérémonie, la Police Provinciale fournit même une garde d'honneur : le sergent Chapdelaine et les agents Barry et Choquette, en grand uniforme.

Le premier autel, exécuté en vitesse, n'était pas destiné à durer . Sans tarder, M . Boissonneault, entreprit d'en faire trois autres : le maître-autel et ceux de la Vierge et de Saint-Joseph, cette fois en très
beau bois, toujours offert par M . Labrosse, qui prêta même son tracteur pour en faire le transport. M.
Boissonneault et ses aides, également bénévoles, s'installèrent de nouveau dans le garage de M . René
Labelle . À midi, Madame Labelle offrait gracieusement le dîner à tous les ouvriers . Les tabernacles
furent garnis par Mesdames Labelle et Henri Meunier ; elles se chargèrent aussi de l'entretien du linge
de sacristie.

La petite chapelle avait été construite avec un joli clocher, mais on n'avait ni cloches . ., ni argent pour s'en procurer. Qu'à cela ne tienne ! Par l'enenregistrements de cloches . . . et le clocher se mit à
carillonner gaiment ! Dès le début, l'on eut des enfants de choeur que M . Henri Lavigne se chargea
de former.

En 1953, la commission scolaire Catholique de Roxboro fut formée. En septembre, on aménagea
des classes régulières dans la chapelle, avec des parois mobiles que l'on enlevait le vendredi soir
pour les remettre le dimanche après les Messes . Une classe anglaise, dans le « jubé », recevait les
élèves de la première année à la sixième, en bas, quatre classes françaises .

La chapelle demeurait desserte de Ste-Geneviève . le vicaire, M. Labbé Vincent, ou les Pères de Ste-
Croix assuraient deux Messes le dimanche, à 8 h et 9 h 30. M . Henri Lavigne se chargeait de les
amener et téléphonait tous les samedis soirs au curé Bertrand pour savoir qui il devait aller chercher le
lendemain matin . Mais déjà, on se groupait autour de cette desserte . En 1953, Mesdames Conrad
Chaurest, René Labelle, A . Palomino, J.A. Caron, H. Lavita, D . Cogan et d'autres formèrent « Le Club
Féminin », dans le but d'organiser des parties de cartes au profit de la desserte et de l'Arbre de Noël
des enfants. Ces activités se tenaient dans la chapelle même . M. Fernand Pesant était l'homme de
confiance qui prêtait un précieux concours à toutes les organisations du groupe .

Avec une telle atmosphère de fraternité et d'entraide, il n'est pas surprenant que plusieurs villé-
giateurs des premiers temps se soient établis définitivement à Roxboro. En 1954, la population était
en pleine croissance : une école se bâtissait. N'étaitce pas le temps d'avoir une paroisse indépendante?
La requête en fut faite à l'archevêque qui la reçut favorablement. Le 3 SEPTEMBRE 1954 le Cardinal
Léger érigeait canoniquement la paroisse Marie-Reine-de-la-Poix. Elle s'étendait alors au nord jusqu'à la Rivière des Prairies ; à l'est à la Montée Pitfield, au sud à Dorval, à l'ouest aux limites actuelles de Ste-Geneviève. Soulignons ici que les armoiries de la ville de Roxboro rappellent la double histoire de la ville et de la paroisse . En effet, dans l'écusson divisé en quatre parties égales, le deuxième et le troisième quarts se rapportent à la ville, tandis que le premier et le quatrième s'appliquent à la paroisse . Dans ces deux quarts, la couleur bleue et le licorne sont des symboles de la Vierge, et la couronne est un attribut de Marie que l'Église honore comme Reine et que la paroisse vénère particulièrement sous le titre de « Reine de la Paix » . La ligne d'argent indique la séparation de la ville et de la paroisse de Roxboro de la ville et de la paroisse de Ste-Geneviève .

Le premier curé, M. l'abbé Lucien Valois, fut installé dans sa charge le 12 septembre, fête du Saint
Nom de Marie. Il logea temporairement dans la maison qu'habitait M . Gibault, 11, 3e Ave . Sud.
Un peu plus tard, on fit l'acquisition de la propriété qu'habitait M. Oscar Lacroix, sur le Boulevard
Gouin, angle nord-est de la 4e Avenue, pour y installer le presbytère . Les premiers marguilliers furent
nommés sans tarder : Marguilliers « du banc », Messieurs Anselme Lavigne, R .A . Fortier et René
Labelle ; marguilliers « anciens », Messieurs Henri Laniel, A. Palomino et Henri Meunier. Les réunions
se tenaient dans les foyers des marguilliers, et ceux ci se rappellent des incidents parfois comiques à
ce sujet.

Si l'on consulte les registres paroissiaux, on voit qu'ils s'ouvrent dès le 18 septembre 1954 . Ce jour
là, David Inniss épousa Mlle Anna Lazariuk . Le premier petit paroissien fut Robert Wayne, enfant de
Georges O'Brien et de Thérèse Gauthier, baptisé le 3 octobre de la même année .

La petite église se trouvait libérée des classes . On ne tarda pas à y installer un confessionnal ré-
gulier que confectionna M. Irénée Côté, puis, on voulut remplacer les chaises par des bancs . On
finit par en trouver à bon compte à l'église St-Arsène, de Montréal, qui venait de faire l'acquisition de
bancs neufs. Il restait à les installer. On fit appel à des volontaires. Une dizaine se présentèrent, M.
Boissonneault en tête, et en deux soirées les bancs étaient solidement vissés en place. On se réjouis-
sait des bancs. .. mais les genoux réclamaient des agenouilloirs. « Demandez et vous recevrez » . . . Le
curé lança un nouvel appel . La réponse ne se fit pas attendre : M . Labrosse offrit le bois, M. Henri
Lavigne le transporta dans son camion jusqu'à la cour de M. Boissonnault qui se chargea de nou-
veau du travail . Deux soirées encore, et l'ouvrage était terminé ; puis, comme dans l'histoire de la
Création, il y eut un autre soir, et on alla placer les agenouilloirs dans la chapelle.

La première retraite « paroissiale» se fit pendant le carême 1955 . Pour aider à la fois la dévotion et
la caisse de la paroisse, on installa un petit magasin d'objets de piété à l'entrée de la chapelle . Mes-
dames Irénée Côté et Denise Leduc s'en chargé. Les dames continuaient à être actives dans la
paroisse. En janvier 1955, Mme Fred Stoeckel lançait le « Groupe Social des Dames : (Ladies' Social
Group) ». Les parties de cartes, toujours populaires, se faisaient au début, pour ce groupe, dans les
maisons des dames ou dans le Salon de Beauté de Mme Emile Brunet. En 1956, le président de la
Commission scolaire, M . Martin Burla, mit la salle de l'école à la disposition des dames pour leurs
activités . On travaillait pour les même causes que les dames du « Club Féminin » ; quand une activité
de plus grande envergure était en marche, les deux associations combinaient leurs efforts et oeuvraient
ensemble, la main dans la main .

Le besoin se faisait de plus en plus sentir d'avoir une salle paroissiale attenante à la chapelle . Mais
où trouver les fonds nécessaires ? Monsieur le curé exposa la situation à ses ouailles et se fit très bien
comprendre : on trouva des ouvriers bénévoles et des dons ! Une paroissienne qui fut mêlée de près
à l'affaire croit que tout fut gratuit, travail et matériaux, y compris la tuile, fournie par M . Sarault.

Plusieurs paroissiens se souviennent avec émotion des premières processions de la Fête-Dieu, par-
ticulièrement de celle qui se fit en 1957 et où l'on étrenna un beau dais doré, monté sur quatre roues,
pour se rendre au magnifique reposoir érigé par M. Boissonneault devant la Caisse Populaire.

Tout le territoire se peuplait et la jeune paroisse Marie-Reine-de-la-Paix, ne tarda pas à être morce-
lée. Le 29 janvier 1959, la paroisse Ste-Suzanne était érigée, ramenant nos limites à Pierrefonds est .
Anticipant les évènements, disons dès maintenant que nous devions connaître d'autres coupures . . . Le
8 avril 1963, ce fut au tour de la paroisse St-David de nous prendre le secteur ouest de la Montée des
Sources, limitant le nôtre au côté est de cette montée ; le 28 juillet 1964, la paroisse St-Luc prit une
partie de Dollard-des-Ormeaux qui nous appartenait.

Une grande épreuve frappa la paroisse mercredi, le 3 juin 1959 . Ce matin-là, vers 9 heures, un incendie se déclara qui rendit inutilisables la salle et la sacristie et endommagea considérablement la chapelle. Mais la consternation n'enleva pas le courage. Le jour même le curé, aidé de M . et Mme Brochu, de Mesdames Irénée Côté et Denise Leduc, se mit à l'oeuvre pour récupérer ce qui était . . .récupérable, et pour nettoyer et aménager l'entrée et la partie de la chapelle où l'on espérait pouvoir dire la messe dès le lendemain. Il paraît que l'on besogna bien et très tard dans la soirée, et que l'on apprécia fort le vin de messe que le curé offrit à ses aides, qui l'avaient bien mérité ! Un détail vaut d'être noté . Les voiles du tabernacle n'étant plus utilisables, Mme Côté lança un S .O .S. à la Maison Dupuis Frères, exposant la situation et demandant de Faire parvenir, le plus tôt possible, de la soie moirée et du gallon doré pour que l'on puisse confectionner un conopé. Dès l'après-midi, la Maison Dupuis faisait une « livraison spéciale » du petit paquet, et la couturière bénévole, non moins expéditive que le magasin, avait terminé son travail pour le lendemain . Cependant, ce ne fut pas dans la chapelle incendiée que la messe fut célébrée, mais dans une pièce du second étage de la Banque Canadienne Nationale, mise à la disposi-
tion du curé par le propriétaire de l'édifice, M . lemieux . Puis, des réparations ayant été effectuées
à la chapelle, on put y continuer le culte en se mairie . Les dimanches, on utilisait la grande salle de l'école, prêtée à la paroisse par les Commissaires.

Ce même été 1959 un autre évènement apporta de la joie, cette fois, tant à celles qui arrivaient
qu'à ceux qui les accueillaient si chaleureusement : six Dominicaines devenaient paroissiennes de
Marie-Reine-de-la-Paix. Depuis longtemps le curé et un groupe de parents désiraient avoir des reli-
gieuses pour collaborer avec les professeurs laïcs à l'éducation des enfants . M . l'abbé Valois avait
fait une demande aux Dominicaines de Valleyfield ; Mesdames Côté et Leduc avaient elles-même fait
circuler une pétition dans la paroisse pour avoir les Soeurs. Les Commissaires favorisèrent le projet et
les Dominicaines s'intéressèrent vivement à la jeune paroisse, de sorte que tout fut assez rapidement
conclu et le 28 août 1959 six Soeurs venaient habiter la maison de Mlle F . Caron, 19-4e Avenue
Sud, louée par la Commission scolaire . À la rentrée de septembre, l'ancienne section de l'école fut
confiée à Soeur Marie de Nazareth (Marguerite Bourgeois) qui eut sous sa direction le côté soi-disant « des filles » . . . où se trouvaient bon nombre de garçons ; neuf classes en tout : françaises de 1 ère, 2e et 3e, garçons et filles, 6e et 7e filles ; anglaises de 1 ère et 3e, mixtes. La nouvelle sec-
tion, où se trouvaient les autres classes, était sous la direction de M. Talbot. La Croisade Eucharisti-
que fut lancée dans l'école cette année-là .

Les cérémonies de la Semaine Sainte célébrées dans une salle d'école n'étaient pas facilitées . Les
chantres d'occasion, Messieurs Fern Pesant, Antoine On l'a dit :« autre est celui qui sème, autre celui
qui moissonne ». Le 13 avril 1960, M. l'abbé Valois était nommé curé à Ste-Anne-de-Bellevue . Il nous
quitta le 19, après des adieux où les paroissiens lui témoignèrent leur reconnaissance de façon tangible. Mais la semence était loin d'être terminée . . .

Une page se tourne dans l'histoire de la paroisse. Le lendemain du départ de l'abbé Valois, son suc-
cesseur, M. le curé Georges Robitaille, est installé par Mgr Bélanger. Il trouve un vaste champ ouvert
à son zèle . Il se met à la tâche, et pendant 25 ans son courage et sa persévérance ne sont jamais
démentis .

Le 29 juillet de cette même année, un grave accident secoue la ville . Vers dix-sept heures, une forte
collision se produit entre un train de passagers et un train de marchandises, peu après le passage à
niveau du Boulevard Gouin, et fait un mort et plus de soixante-dix blessés. C'est un va-et-vient ininter-
rompu d'ambulances et autres voitures, de curieux accourus de partout; M . le curé et plusieurs parois-
siens se portent au secours des accidentés .

À la rentrée scolaire de septembre 1960, deux Soeurs sont venues s'ajouter à la petite communauté
des Dominicaines, et comme les murs de la résidence ne sont pas plus élastiques que ceux de
l'école, les arrivantes devront loger au sous-sol de la nouvelle maison de M . Irénée Côté en attendant
qu'un couvent soit prêt à les recevoir . La bénédiction du terrain où sera construit ce couvent, 3e Avenue Sud, se fait en la fête du Rosaire . Les travaux bien dirigés par l'Architecte, M . Claude Gagnier, et diligemment exécutés par l'entrepreneur Jasmin se terminent en janvier 1961 . Le 23 de ce mois, les
Soeurs, aidées du concierge de l'école, M . Fernand Santerre, d'un voisin, M. Thibert, et de deux grands
garçons, déménagent dans leur nouvelle demeure . Le dimanche 5 février suivant, on tient « Open
House » et M . le curé bénit le couvent .

Les Soeurs sont bien logées, mais le Seigneur habite encore la petite église incendiée . . . Après le
feu, les choses avaient quelque peu traîné en longueur. Tous les paroissiens avaient alors été d'accord : il fallait faire quelque chose, mais quoi ? II s'en trouvait qui voulaient tout simplement restaurer et agrandir la chapelle ; d'autres optaient pour une construction nouvelle, mais parmi ces derniers,
les opinions différaient quant à l'emplacement à choisir . Puis, quelques anglophones songeaient à
se séparer et à demander une paroisse anglaise. Ce groupe finit par se rallier à la majorité et, par la
suite, collabora activement aux activités paroissiales.

Après bien des pourparlers, et à la suite de la visite de M. l'abbé Delorme, de l'archevêché, on avait fini par conclure en faveur d'une nouvelle construction et de l'achat d'un terrain appartenant aux Clercs St-Viateur, Boulevard Gouin, en face de la chapelle. Le 22 février 1961 on procède donc à
l'élection des syndics en vue de la future construction : Messieurs Edmont Deslauriers, Léo Maurice
Bluteau et Henri Laniel sont élus . Mais il faut encore attendre avant d'entreprendre les travaux . . .

Enfin, le projet de l'église prend corps M . C . Gagnier est choisi comme architecte, la Compagnie Pilon comme entrepreneurs, et le 1 er avril 1962 on procède à la cérémonie de la première pelletée de terre . La chapelle incendiée ayant été vendue, au Centre d'achat, c'est la chapelle des Soeurs qui devient «paroisse» pour les messes, en semaine, à partir du 2 octobre 1962 . Un confessionnal mobile est installé dans le parloir au moment des messes qui se célèbrent tous les matins à 7 h et 7 h 30 . Les Soeurs chantent la première, M . Pesant, la deuxième. Dès le jeudi, 11, pour l'ouverture du Concile Vatican II, la chapelle est remplie à capacité et les fidèles débordent dans l'entrée et le corridor, ce qui se reproduira pendant le carême .

Le 7 avril 1963 est à marquer d'un caillou blanc : en ce dimanche des Ramaux, nous entrons dans notre belle église . C'est une joie pour les coeurs, une fête pour les yeux. .. et aussi pour les genoux qui n'on pas souvent goûté aux agenouilloirs bien rembourrés . Toutes les cérémonies des Jours Saints se déroulent dans le nouveau temple . Nous n'y sommes pas habitués, et de plus, nous « étrennons »
aussi la nouvelle liturgie ; cette fois encore, les chantres connaissent des péripéties . . . Les messieurs
doivent chanter du jubé ; Soeur Directrice en bas, pour entraîner la foule . C'est un peu un tour de force de se compléter de haut en bas, et à un certain moment. . . silence dans le jubé . Au bout de quelques instants, la Soeur se retrouve encadrée de deux chantres qui sont tout simplement descendus la rejoindre dans son banc : on se sent plus forts à trois !

Le presbytère avait été terminé plus tôt . Monsieur le curé et son vicaire, M . l'abbé Robert Picard, y étaient installés depuis le 1 1 février.

Vendredi, le 9 août, Mgr. Bélanger vient consacrer l'autel de marbre, oeuvre de la Maison Carli .
Le 1 er septembre, c'est Son Éminence le Cardinal Léger qui bénit l'église. La température est idéale . A l'extérieur avant de, procéder à la pose de pierre angulaire, Son Eminence adresse la paro en anglais et en français, félicitant les paroissiei pour leur bel esprit d'unité et de coopération . Monsieur le curé donne ensuite lecture du document être inséré dans la pierre ; Son Éminence y appo: sa signature à la suite de celle des syndics, d (marguilliers, du curé et de son vicaire . Voici le document :

« Le premier jour du mois de septembre de l'on du Seigneur mil neuf cent soixante-trois, Sa Sainteté Paul VI étant le Pasteur suprême de la Sainte Église Catholique, Apostolique, Romaine ; Son Eminence Paul Emile, cardinal Léger, Archevêque de Montréal ; L'abbé Georges Robitaille, curé de cette paroisse ; l'abbé Robert Picard, vicaire de cette paroisse ; Sa Majesté Élisabeth Deux, Reine du Canada ; Son Excellence Monsieur Georges Vanier, gouverneur général du Canada ; Le Très Honorable Lester Pearson, premier ministre du Canada ; Son Excellence Monsieur Paul Comtois, Lieutenant-gouverneur de la Province du Québec ; L'honorable Jean Lesage, premier ministre de la Province de Québec ; L'ho-
norable Claire Kirkland-Casgrain, député du comté Jacques-Cartier à la Législature provinciale de Québec ; Monsieur Raymond Rock, député de ce même comté au Parlement d'Ottawa ; Son Honneur Monsieur John Labelle, maire de Pierrefonds ; Son Honneur Monsieur René Labelle, maire de Roxboro ; Son Honneur Monsieur Fred Wilson, maire de Dollard-des-Ormeaux ;

Messieurs Edmont Deslauriers, Léo Maurice Bluteau et Henri Laniel, syndics de cette église ; Messieurs Léo Laflamme, Jean StAubin et Docteur Gaston Legault, marguilliers de cette paroisse ;

Nous, soussigné PAUL ÉMILE CARDINAL LÉGER, archevêque de Montréal, avons béni solennellement la pierre angulaire de la nouvelle église Marie-Reine-de-la-Paix, en présence de plusieurs dignitaires ecclésiastiques et civils et d'un grand nombre de fidèles . La construction de cette église a été exécutée par Antonio Pilon Ltée, de Montréal et Oka, P .Q. sous la surveillance de l'architecte Claude Gagnier, paroissien, qui en a dressé les plans et devis, assisté de Monsieur Gérard Derome, du bureau Duplessis, Labelle et Dérome, de Montréal ».

Ce que le parchemin ne mentionne pas, ce sont les oeuvres d'art que nous possédons : le grand crucifix au-dessus du maître-autel, le Chemin de la Croix et la statue de bois sculpté de Marie-Reine-de-la-Paix, exécutés par notre grande artiste canadienne Sylvia Daoust.

Après avoir procédé à la bénédiction de l'extérieur de l'église, Son Éminence suivi de la foule entre et fait l'aspersion de l'eau bénite à l'intérieur . À cinq heures, messe dialoguée, célébrée par le Cardinal, qui fait l'homélie dans les deux langues . Dans la nombreuse assistance, on a remarqué la présence des trois ministres protestants de la localité, en habits de choeur. À l'issue de la cérémonie, les paroissiens peuvent rencontrer Son Eminence au sous-sol de l'église .

Cette cérémonie donne un nouveau souffle à la paroisse . Le 23 septembre, le Cercle Marguerite d'Youville est fondé, sous la présidence de Mme Madeleine Rivest. En octobre, un comité des Loisirs
est formé à l'école Lalande par un groupe de professeurs et de parents. Tous les samedis des enfants de l'école se réunissent pour des cours d'art donnés par Soeur Marie Larose (Marie-Gaston), et pour différentes activités sportives et culturelles animées par un Moniteur, la Directrice et quelques parents . La Commission scolaire collabore en permettant l'usage des locaux de l'école et en fournissant certains équipements . A cette commission, Messieurs Gravel et Clément s'étant retirés, Monsieur Fernand Labelle est devenu président et Messieurs René Lusignan et Gérard Gougeon ont remplacé les partants. M. Gaston St-Jean avait déjà remplacé M. Jean Labelle comme secrétaire depuis un certain temps.

Les grandes étapes de fondation et d'organisation sont révolues, mais les activités se continuent .
Entre plusieurs, mentionnons quelques faits et dates :

1964 :(a chorale de la paroisse, sous la direction de M. Jean Gauthier, offre un grand concert sacré à l'église :« Les Sept Paroles du Christ », de Dubois . Exécution remarquable, très beau programme-souvenir, bref, une soirée digne de la nombreuse assistance et très bien dans le cadre du
Vendredi-Saint. À cette occasion, on inaugure l'orgue, dédiée « À la mémoire de nos paroissiens qui
ont perdu la vie au service de leur pays » .

1968 : A l'occasion de la Semaine des Vocations, on entend pour la première fois dans notre église une messe rythmée exécutée dans le choeur par la chorale de l'école Lalande, sous la direction de Mme Rita Joyaux, avec accompagnement de guitare par un séminariste des Missions Étrangè res. On est témoin, à la fin de la messe, d'une « ovation debout », avec applaudissements spontanés pour acclamer les chanteurs .

1969 : Le mouvement cursilliste se fait connaître dans la paroisse par Maître Blanchard et M . J . Claude Charlebois qui ont fait le Cursillon anglais.

La même année, les jeunes anglophones organisent le « Folk Choir » avec Kelly Mc Closkey.

Ce groupe continue à offrir du chant de qualité aux messes de 9 h 30 le dimanche sous l'habile
direction de Joanne Donato .

1970 : Le conseil de Paroisse entre en fonction .

M. et Mme Jean-Claude Charlebois se détachent des Cursillistes anglais et commencent le secteur
français dans la paroisse . Le mouvement scout qui avait été en veilleuse est repris par M . et Mme
Frank Dubois et M . et Mme Geoffrion .

Le 27 mai, la paroisse fête les vingt-cinq ans de sacerdoce de M. le curé Robitaille.

1972 : la Caisse Populaire, par son gérant M . A. Dicaire, contribue financièrement au lancement
du club de l'Âge d'Or .

Le scoutisme progresse avec un groupe de « Pionniers », dont François Paquin est responsable, avec
M. et Mme Gilles Laframboise.

1974 : Le mouvement charismatique commence dans la paroisse avec Lise et Léon Nadon, Lionel et
Hélène Gagné.

1976 : la chorale des jeunes de l'École Lalande, sous la direction de Soeur Jeannette Ménard, re-
prend ses activités à l'église et se fait entendre à différentes occasions.

L'année en cours voit deux nouvelles initiatives . Premièrement l'école du dimanche pour les jeunes
enfants de langue française, qui fonctionne depuis janvier. Pendant la première partie de la messe de 10 h 45, des dames bénévoles réunissent ces enfants à la salle paroissiale et leur font une catéchèse appropriée à leur âge . On remonte ensuite à l'église, après l'Homélie, pour continuer la Messe . Deuxièmement, le mouvement « Catholic United for the Faith » (Catholiques Unis pour la Foi (CUF)) s'organise dans la paroisse .

L'année 1979 est pour nous trois fois jubilaire . La paroisse vient en tête . Puis la Caisse Populaire
qui a débuté fin novembre 1954 comme organisation et en février 1955 comme opération . Enfin
l'École Lalande, qui a ouvert ses portes le 20 décembre 1954 , fêtera elle aussi son jubilé d'argent .

MarieReine-de-la-Paix a maintenant franchi deux étapes . Après une première période, parfois héroï-
que de fondation, elle vient de terminer ses 25 premières années d'existence comme paroisse . En jetant un regard en arrière, le premier sentiment en est un de reconnaissance. Reconnaissance envers
les deux curés et tous les pionniers qui ont travaillés sans relâche pour faire de notre paroisse ce qu'elle
est aujourd'hui et dont nous sommes justement fiers . Plusi eurs de ces pionniers ont pu êtr e contactés .
C'est grâce à leur accueil si amical, aux nombreux souvenirs qu'ils ont évoqués et aux précieux documents qu'ils ont fournis que cet historique a pu être rédigé . Qu'ils en soient chaleureusement remerciés . Avec eux, et d'autres paroissiens comme eux pour continuer l'oeuvre et prendre la relève, la paroisse peut regarder vers l'avenir avec confiance, et repartir avec enthousiasme vers la troisière éta pe qui la conduira au Jubilé d'Or en 2004 !


Troisième Étape ( 1979-1994)

Après quinze ans de cette troisième étape et sans perdre notre enthousiasme, nous voulons faire une
joyeuse halte pour marquer d'un caillou blanc notre quarantième anniversaire, célébrer la consécra-
tion de notre église et entreprendre les dix années qui restent pour arriver à l'Or .

Durant les deux premières étapes, on a«béché, semé, construit » . . . et commencé les récoltes . Nous
continuons tout celà . . .

Dès le 23 avril 1980, c'est de nouveau fête : notre pasteur, M . Georges Robitaille, célèbre son 60e anniversaire de naissance, le 35e de son ordination sacerdotale et le 20e de son arrivée parmi
nous . Pour marquer ce triple anniversaire, nous nous réunissons à la salle paroissiale . On fraternise, on
chante ; des adresses et une bourse sont offertes au iubilaire Un bon nnûter termine la soirée.

Le 8 juin de la même année, c'est au tour de notre vicaire, le Père Sylvio Jean, de célébrer son 25e d'ordination . Les paroissiens entourent le Père pour lui offrir voeux et cadeau, et de nouveau fraterniser en dégustant vin, fromage et gâteaux . Le Père nous quittera en octobre et sera remplacé par l'abbé Nault, qui partira au printemps 1983 . Le Père Raymond Delisle sera alors nommé vicaire .

Notre église avait un clocher, mais les cloches manquaient . . . Elles finissent par « arriver de Rome » en avril 1984. Le carillon se fait entendre pour la première fois au Gloria, à la Veillée pascale, le 21 avril, mettant les coeurs en joie, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur .

En mai 1985, trois jours de festivités pour marquer le 40e anniversaire d'ordination de notre pasteur, l'abbé Robitaille, et le 25e comme curé de la paroisse. Jeudi soir, le 23 mai, soirée des Jeunes ; samedi soir, vin-fromage ; dimanche, messe concélébrée à 17 h 00 avec Mgr . Crowley, suivie d'un
banquet.

À l'automne, le 6 octobre, deux de nos paroissiens, Messieurs Hank Gray et Lorne Maguire, reçoivent le diaconat permanent que leur confère Mgr .Crowley à la messe de midi .

Ce même mois, les nouveaux programmes pour la préparation aux sacrements de réconciliation et
d'Eucharistie sont organisés . Ce programme doit se donner en paroisse et demande un travail
d'équipe : FAMILLE - ÉCOLE - PAROISSE. La première rencontre se fait le lundi soir 7 octobre pour
les francophones et le 20 pour les anglophones. Les sessions régulières commenceront en février
1986.

Dimanche le 3 novembre Mgr . Lapointe, vicaire épiscopal, vient nous annoncer que l'abbé Robitaille, après s'être dévoué pour notre paroisse durant 25 ans, se retirera . II sera remplacé par notre vicaire, le Père Raymond Delisle, o.s.m .

Les ministres de communion, dèjà formés, sont officiellement mandatés pour cette fonction le 24
novembre 1985 . Ils sont 11, en aube, hommes et femmes qui distribueront la communion les dimanches et jours de fête ; quelques-uns la porteront aux malades et aux personnes âgées retenues à la maison.

Le soir du 24, un grand souper familial, auquel assiste Mgr. Lapointe, réunit les paroissiens pour fêter et remercier le curé qui nous quitte et celui qui le remplacera. Après le repas, les chorales d'enfants et d'adultes offrent un programme musical . M. Robitaille quittera définitivement la paroisse au printemps 1986.

Le 8 novembre, visite de la paroisse par Mgr. Lapointe. Il rencontre les paroissiens le soir, à l'issue de la messe de 19 h 00.

Le mois de février 1987 se termine par une grande « soirée paroissiale » . Tous les paroissiens avaient été invités à se rencontrer à la salle paroissiale afin de se mieux connaître . . . à tous les niveaux. Vrai succès : environ 200 se sont rendus à cette invitation, samedi soir le 28 . Les chorales paroissiales, anglaise et française, celles de l'Âge d'Or et des enfants de l'École Lalande, des musiciens, mettent tout le monde «en Vie et en Joie » . . .La danse et un goûter complètent cette soirée, dont tout le monde a vraiment joui .

Vendredi soir, le 6 mars, c'est à notre église que se fait la rencontre oecuménigue pour la Semaine de Prière pour l'Unité des Eglises . Prêtres, Ministres, Rabin membres de différentes dénominations fraternisent dans une même prière.

Puis le 8, c'est de nouveau la féte : nous célébrons le 25e anniversaire de l'Ordination de notre Père Curé. Une messe solennelle à 17 h 00 nous réunit dans l'église, puis c'est le banquet à la salle paroissiale.

Nous avons toujours collaboré à « Développement et Paix ». Depuis plusieurs années le CWL est en charge du « Poor man's Supper », le Vendredi Saint. Cette année 1987, un petit comité lance une
autre expérience pour venir en aide au même organisme : après chaque messe, le dimanche 29
mars, nous sommes invités à prendre un repas-par-tage. Par groupe de 8 ou 10 à chaque table, un
« invité » est servi d'un copieux et appétissant repas ; les autres « convives » n'ont qu'un verre d'eau
et une corbeille de pain sur la table . Le riche a compris qu'il devait penser aux autres et fait de
vrais tours de force pour arriver à partager ses plats avec les autres convives. . . et ceux-ci doivent aussi
faire travailler leur habileté et leur imagination pour profiter de ce qu'ils reçoivent, n'ayant ni assiettes
ni ustensiles. . . Tous ont réussi à survivre avec leur pitance ; mais les rires ont couvert un profond sen-
timent. . . Nous avons «vécu» ce que demande le vrai partage .

Pour prouver que tout continue à se « bâtir » malgré tout, un petit comité organise une grande exposition . Toutes les organisations qui existent dans la paroisse sont invitées à monter un kiosque où on illustrera tout ce qu'on y fait . Les 22-23 octobre, des responsables de chaque groupe accueillent les visiteurs au sous-sol et répondent aux questions qu'on désire leur poser. En plus des kiosques, et pour promouvoir la Parole de Dieu, deux grandes tables où l'on peut acheter Bibles, livres religieux - surtout pour enfants - souvenirs de Baptême, Première Communion et Confirmation, des affiches, etc. sont très achalandés. Tout est un succès.

Puis, c'est une grande réjouissance, le 12 novembre, pour fêter l'amortissement de l'hypothèque . Messe concélébrée d'action de grâce à 17 heures avec homélie par l'abbé Robitaille, puis buffet, avec
historique de la paroisse ; et dans l'euphorie, on brûle symboliquement l'hypothèque .

Au printemps 1989, le Père Delisle est obligé de prendre un repos complet. Différents prêtres le remplacent.

La paroisse participe quand même aux fêtes du 75e de la ville de Roxboro, le 10 juin . Notre chorale française est au programme et deux paroissiens y parlent, l'un des activités dans la paroisse, l'autre fait l'historique de l'École Lalande, la plus ancienne de la ville.

Il devient évident que le Père Delisle ne peut plus remplir sa tâche, Mgr . Lapointe vient, le 18 juin, nous présenter l'abbé Brion Moon, qui est nommé administrateur . Il aura un vicaire, l'abbé Erwin Ward. Une fois de plus, nous repartons avec confiance. Tous continuent à oeuvrer avec entrain pour seconder nos deux prêtres.

Dimanche, le 6 mai 1990, Jour des Vocations, un groupe de jeunes chante à la messe de 10 h 45
et quatre enfants de Lalande, en habits «authentiques », personnifient sainte Marguerite Bourgeoys,
sainte Marguerite d'Youville, la bienheureuse Katherine Tékakouita et le bienheureux Frère André. Au sous-sol, une exposition et un vidéo sur les vocations attirent beaucoup de visiteurs .

Le 1 er septembre, à une grand'messe concélébrée, nous fêtons les 100 ans d'une paroissienne, Mme Kenny . Au son de l'orgue, elle a fait son enrée, toute pimpante, au bras de son fils aux cheveux blancs . ..

Dimanche le 22 mars 1992, notre nouveau vicaire épiscopal, Mgr . J . Martin, visite notre paroisse et prêche à toutes les messes . Il revient rencontrer les paroissiens lundi soir, le 30 ; le lendemain, 1 er
avril, il visite l'École Lalande et le soir il est à la célébration pénitentielle .

En mai, nous «jubilons» de nouveau, cette fois pour fêter notre curé, l'abbé Moon pour son 25e d'ordination . Messe, puis réception toute fraternelle . Mais. . . après trois ans de dévouement, il nous quittera à l'été, ainsi que son vicaire . Le 30 août, rencontre paroissiale avec Brunch où nous exprimons
notre « merci » à l'abbé Moon .

Le premier septembre arrive notre nouveau curé, M. l'abbé RÉMI LEVAC . II sera installé le 13 par Mgr. Martin. Beignes et café après la messe permettent de faire connaissance et de l'accueillir vraiment parmi nous . . . pour un nouveau départ.

Depuis plusieurs années, nous avions des messes familiales à une messe du dimanche . Quelques
fois les enfants y étaient très nombreux, d'autres fois, beaucoup moins. Depuis un certain temps ces
messes n'existaient plus . Le 25 octobre '92, on recommence mensuellement, puis on inaugure une
garderie pour les plus petits . Tout prend corps, et nous avons maintenant : messe familiale un dimanche avec l'animatrice de pastorale, et initiation catéchistique les trois autres dimanches pour les petits, avec de zélées bénévoles .

Pour la première fois, dimanche le 30 mai 1993, messe des Ethnies, à midi . Après la célébration,
repas paroissial où nous avons le choix de plats appétissants, caractéristiques de différentes Ethnies .
C'est une belle occasion de se mieux connaître et de fraterniser.

Une généreuse paroissienne a fait don d'une très belle statue de la Vierge et l'Enfant . Arrivée d'Italie, elle a été bénite samedi soir, le 14 août, à une messe bilingue.

Le samedi suivant, 21 août, une seconde paroissienne fête son centenaire : Madame Marie-Jeanne
Maguire, mère de notre diacre, Lorne . Bien vivante, et toute souriante, elle reçoit les félicitations et les
signes d'affection de nombreux paroissiens, parents et amis, avant la messe. Après la cérémonie, nous
la retrouvons en bas pour le repas, tout aussi alerte et souriante.

Le 28 septembre, c'est la première rencontre de « L'Eveil spirituel », un suivi du Baptême pour les
parents des nouveaux baptisés . Cinq couples ont suivi toutes les rencontres jusqu'à juin . Le groupe
semble bien vivant et désire continuer les rencontres en septembre 1994 .

Le Frère Jocelyn, de la Fraternité sacerdotale, collabore avec notre curé, les responsables et les bénévoles dans toutes les « entreprises » . Les anciennes, telles le CWL, les Coeurs Joyeux (nouveau
nom de l'Âge d'Or), le Friendship Club, les Chorales, le Mouvement charismatique, l'Adoration du
S. Sacrement la nuit du premier vendredi du mois, les Scouts, sont très actrives, et les plus jeunes ne
demandent qu'à grandir.

Quant au souci des pauvres, il demeure efficace dans la paroisse : Paniers de Noël, corbeilles pour
recevoir boites de conserve et autres aliments non périssables, arbre de Noël monté dans l'église par
le CWL pour procurer jeux et vêtements aux enfants pauvres et qui se garnit d'innombrables paquets enrubannés tout au long de l'Avent, Repas du Pauvre le Vendredi Saint, et autres initiatives en faveur de Développement et Paix, etc . demeurent au programme .

Marguilliers, personnes engagées, bénévoles, animatrices de Pastorale, secondent le curé et le
Frère Jocelyn . Avec ce Pilote et son « second », le navire vogue, le coeur en fête, vers le 40e et la
consécration de notre église . Nous voulons vraiment que ...

LA PAROISSE, ELLE AIT NOTRE VISAGE, ELLE SOIT TOI, ELLE SOIT MOI, ELLE SOIT NOUS...

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